Bene cantare, bis orare est
       Bene cantare, bis orare est

Tradition chorale à Cambrai

 

Un peu d'histoire de la Musique à Cambrai

 

Depuis  les origines de Cambrai, en tant que capitale de la chrétienté locale, avec l'arrivée de Saint Vaast en provenance d'Arras, le culte s'est organisé autour de l'église de l'Evêque. D'abord modeste, comme partout ailleurs, la Musique et le chant allaient prendre une place prépondérante avec les décisions de Pépin le Bref (751), de Charlemagne (789) puis de Louis le Pieux (816) et, enfin, de Charles le Chauve (839). La cathédrale carolingienne, à plafond plat, ne pouvait accueillir d'autre musique que le nouveau plain chant qu'on appellerait bientôt ...

 

Chant Grégorien.

 

   Sous l'épiscopat de Gérard I de Florennes, un nouvel édifice s'éleva avec ses voûtes romanes et, deux siècles plus tard, se vit à son tour supplanté par une magnifique construction gothique qui, au fur et à mesure des perfectionnements, allait devenir la "Merveille des Pays-Bas".

La lecture des manuscrits peut aussi nous donner une idée de l’oreille des chantres car ce que l’oreille entend, la voix l'offre et c’est ce qui a été chanté, à une époque déterminée, qui fut transcrit sur parchemin. Or, tous les chanteurs savent l’importance du lieu pour la qualité de leur production vocale ; certains endroits portent davantage, d’autres étouffent le son, d’autres encore apportent un meilleur « rendu » pour les voix que pour les instruments ou inversement. C’est la raison pour laquelle il nous a semblé intéressant de consulter les sources à propos des établissements religieux de notre région disposant d’un scriptorium et particulièrement ceux qui concernent les monuments que nous avons consultés.

Dans les églises romanes, le chœur connaît un accroissement prodigieux ; dans les couvents, les Cathédrales et les collégiales, il devient une sorte d’église pour le clergé, exigée par la récitation de l’Office Divin, qui ne cesse de se développer.

A la limite du chœur, s’élève souvent une paroi, le jubé, pour séparer le peuple moins de l’autel que du clergé. C’est le Baroque qui restaura l’unité du chœur et de la nef sans pour autant changer la place de l’autel, alors au fond de l’abside.

Le chant du célébrant s’exécutait aussi dans une condition particulière : la surélévation de l’autel au milieu du chœur, lui-même déjà plus haut que la nef, accentue encore la capacité à se faire entendre, notamment pour une voix générant des basses fréquences. (cf. les estrades de nos anciennes salles de classe)

Ainsi, le lieu du chant se concevait comme une sorte de caisse de résonanceSon exploitation a varié selon les époques et, surtout, les styles d’architecture : le plafond plat de l’époque carolingienne, en bois,  a correspondu aux mélodies grégoriennes simples ; les voûtes en berceau de l’époque romane, au développement des mélodies ornées et aux tropes. Il n’est pas inintéressant d’ajouter que dans les chœurs romans, au niveau du sol carrelé, se trouvaient de petites niches dont la fonction consistait à capter les basses fréquences [1] afin d’isoler les aigus, propres à la clarté du son émis et destiné à être entendu (phonè, en grec). C’est à l’élévation des voûtes de l’époque gothique que correspond le développement de la polyphonie avec l’émergence des voix de dessus indépendantes du Cantus Firmus. D’autant plus que, dès le XI° siècle, apparurent, au fond de l’abside, les premiers retables.

 

[2] Cela correspond aux « bass-trappe » de nos studios d’enregistrement.

 

La posture du chant

 

        Le dimanche et les jours de fête, on priait debout ; il faut attendre le mouvement eucharistique du XIII° siècle pour que s’introduise un nouvel usage, l’agenouillement pendant la Consécration. Cependant, dès le IX° siècle, l’Ordo de Saint Amand demande, ces jours-là, les prêtres qui entourent l’autel s’agenouillent aussi pendant le PaterDans les Cathédrales, les collégiales et les églises monacales, il n’y avait de stalles que pour les clercs [1]. La plupart du temps, celles-ci étaient pourvues de miséricordes qui permettaient une posture proche de la position debout tout en assurant une parfaite verticalité de la colonne vertébrale, tellement nécessaire à un chant qui non seulement ne fatigue pas malgré sa longueur, mais encore permet de se « refaire » (refectorium). L’attitude fondamentale reste toutefois la station debout.

 
[1] Ce n’est que vers la fin du Moyen-Âge qu’on pensa, en plusieurs endroits, à faire aussi asseoir le peuple. Cf. Liber Ordinarius de Liège, vers 1285 (in VOLK, Der Liber Ordinarius des Lütticher St Jakobs-Klosters, Munster, 1923, pp. 102 sq.)

 

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